La recrudescence du spam financier

Le spam financier en augmentation

Le spam financier, également appelé stock spam, est un courrier non sollicité ayant pour mission de délivrer des informations financières erronées. Pour attirer les internautes dans leur filet, les spammeurs n’hésitent pas à appâter leurs victimes en annonçant la conclusion prochaine d’un contrat mirifique ou encore le dépôt d’un important brevet.

 

 

Pourquoi répondre au spam financier ?

Durant la période de crise financière, de nombreux internautes ont choisi de donner suite à un spam financier. Ils ont identifié les offres proposées par les spammeurs comme étant la meilleure solution pour résoudre leurs problèmes financiers. Les principales victimes du spam financier sont les propriétaires criblés de dettes et menacés de saisie par leur établissement financier ou encore les ménages à la recherche d’un crédit bancaire. Pourtant, ces individus ne feront qu’alourdir leurs problèmes en donnant suite au spam financier.

 

 

Mode de fonctionnement du spam financier

Le spam financier a pour but d’influencer de façon artificielle le cours des actions en bourse. Le principe est simple. Après avoir fait l’acquisition des actions d’une société dont l’existence est réelle mais dont la cotation en bourse est insignifiante, les spammeurs lancent une vaste campagne de mailing annonçant la conclusion d’une prochaine fusion par exemple avec une société d’envergure.

 

Face à ces fausses informations, bon nombre de personnes n’hésitent pas à investir leur capital sur la société au grand bonheur des spammeurs. Ces derniers n’auront aucun mal à vendre les actions qu’ils ont acquis au prix le plus bas à un prix mirobolant. Il arrive que le prix de l’action atteigne 500% de leur prix de vente initial en seulement quelques heures.

 

 

2005 : une année noire pour la bourse et 2012…

Le plus haut taux de spam financier jamais enregistré dans le monde financier a été atteint en 2005. D’après les statistiques d’un éditeur de logiciels de sécurité informatique, 15% des courriers indésirables ayant circulé dans le monde durant cette année ont été des stocks spams. Cette pratique n’est que la version électronique d’une pratique déjà connue dans le monde de la bourse : le pump-and-dump. Ce dernier consiste à envoyer massivement un courrier postal contenant les mêmes informations et dont la mention confidentielle tend à le formaliser.

 

En dehors des spammeurs et des traders novices, une autre catégorie de personnes a contribué à l’épanouissement du spam financier. Il s’agit des personnes qui profitent juste de l’opportunité après avoir entendu parler des propositions mirifiques annoncées dans le courrier indésirable.

 

 

Les mesures prises pour contrer le spam financier

Face à l’ampleur du désastre, certaines entreprises n’hésitent pas à publier des communiqués de presse pour démentir le contenu trompeur du spam financier. Mais malgré cette mesure, il arrive que ce dernier porte ses fruits et entraîne quand même la hausse des actions des sociétés concernées.

 

Pour les spécialistes de la sécurité informatique, la solution est simple. Il ne faut en aucun cas donner suite à un spam financier surtout lorsque celui-ci provient d’une source inconnue. La logique veut qu’une personne ayant trouvé une mine d’or ou une opportunité financière intéressante la garde pour elle et ne la partage avec personne.

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